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Tralala Chanson officielle du carnaval de Nice 1928 Paroles niçoises Théotiste Martin, musique Hyacinthe Tarelli, dit Cinto Tarelli. Traditionnel comté de Nice.
Le thème pour cette année 1928 est « L’Oiseau Bleu du cinquantenaire ». En effet, le comité des fêtes de Nice avait été créé (environ) 50 ans auparavant. Et l’oiseau fait référence à Phénix, à qui la mythologie égyptienne attribuait le pouvoir de renaître de ses propres cendres. Comparablement, la crémation du roi Carnaval est symbole d’immortalité.

Première page de la partition sur feuilles volantes de Tralala, illustration par Gustav Adolf Mossa, éd. Delrieu frères, 1928. | | 1er couplet |
Es carneval (...) Si baia (bis) Non si fair’ pregha Ah ! Sighès princessa o bugadiera, Si baia (bis) Sensa si géna. Sighès pierrot, sighès colombina, Arlequin O faquin, Fa ben lou malin ! Bing ! De Luceram, de Londra, de China, Toui esen, Ardimen, Caù chè si rien ! | | C’est carnaval (...) On s’embrasse (bis) Sans se faire prier Ah ! Que vous soyez princesse ou lavandière, On s’embrasse (bis) Sans se gêner. Que vous soyez pierrot, que vous soyez colombine, Arlequin Ou faquin, Faites bien le malin ! Bing ! De Lucéram, de Londres, de Chine, Tous ensemble, Hardiment, Il faut qu’on rie ! |
Refrain |
Carneval, rei de la coca, N’en fa fair’ dé cambarotta. Lou nas flourit Coum’un toumati farcit, A per menton Un redon Cogordon. Nissa ès lou sièu terraïre, Dé rei couma eù n’y a gaïré. Es estounan Ben ch’auguhè cinquant’ ans Lou mandian ! Laissa ana ! Tra la la ! | | Carnaval, roi de la coche (1), Nous fait faire des cabrioles. Le nez fleuri Comme une tomate farcie, Il a pour menton Une ronde Courge. Nice est son terroir, Des rois comme lui il y en a guère. C’est étonnant Bien qu’il eut cinquante ans Le mandiant ! Laisse aller ! Tra la la ! |
2e couplet |
Piccin mourrin e bella filletta, Caù baià (bis) Non vous fès pregha, Ah ! Lou mourrin darrié la sofinetta Caù baià (bis) E sensa flafla. Per raùba una doussa baieta Un galant Ven planplan, Su vouostr’ coual blanc, Vlan ! Coura sentès acho su la couòta, Caùcaren Vou fa ben De la testa au pen. | | Petits minois et belles fillettes, Il faut embrasser (bis) Ne vous faites pas prier, Ah ! Le minois derrière la petite mansarde Il faut embrasser (bis) Et sans chichi. Pour dérober un doux baiser, Un galant Vient lentement, Sur votre col blanc, Vlan ! Quand vous sentez cela sur la nuque Quelque chose Vous fait [du] bien De la tête aux pieds. |
3e couplet |
Ché sighès d’aia ou ben de Nissa, Caù baià (bis) Sensa s’escapà, Ah ! Giouvé, vieï, vé lou mondé s’esquissa Caù baià (bis) Non s’espaventà. Lou soleù endaura li taulissa, La canson Fa zonzon Coum’un moussion, Hon ! Per ti flourì, l’amourous si drissa E saùpra T’invidà A véni baià ! | | Que vous soyez d’ailleurs ou de Nice, Il faut embrasser (bis) Sans s’échapper, Ah ! Jeunes, vieux, voyez le monde s’écraser Il faut embrasser (bis) Sans s’épouvanter. Le soleil dore les toitures, La chanson Bourdonne Comme un moucheron, Hon ! Pour te fleurir, l’amoureux se dresse Et saura T’inviter À venir [l’]embrasser ! |
4e couplet |
Ché bousin aù long dé l’avenguda ! Caù baià (bis) Per cair’ é canton, Zon ! Filha o frema es benvenguda Caù baià (bis) Nanetta, Nanoun, Venes belli vitoù à l’ajuda, Parpaillon Pelandron, Soubré lou Paillon ! Hon ! Toui s’en van mé lou rir’ en boucca Per cantà, Calignà E charramelà ! | | Quel bruit au long de l’Avenue ! Il faut embrasser (bis) Par coins et cantons, Zon ! Fille ou femme est bienvenue Il faut embrasser (bis) Annette, Nanon, Venez belles vite à l’aide, Papillon Paresseux, Sur le Paillon ! Hon ! Tous s’en vont avec le rire en bouche Pour chanter, Courtiser Et jaser ! |
1. Coca : entaille, (en)coche de flèche ou de fuseau, mais aussi coque de navire ou ancien navire marchand à trois ponts. Ici, peut-être comprendre, au sens figuré, celui qui fait des entorses au comportement habituel, qui échappe aux règles du quotidien.
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