| |
E zou ! (Et zou !) Paroles niçoises Jérôme Carlin, musique René Montrefet. Traditionnel comté de Nice.
Les paroles françaises d’origine, versifiées par René Montrefet, ne sont pas reproduites ici. Le texte en français correspond à la traduction mot à mot de la version niçoise.
Chanson composée à l’occasion du carnaval 1948.
| 1er couplet |
Aù nouastré païs doù souleù Ancuei n’en vira lou cerveù. Bloundi, brunéta, Tougiou couquéta, N’en fan travailla doù capéù. Aloura n’en foù fairé leù E proufita dé carnéval Per choisi lou noastri idéal. | | À notre pays du soleil Aujourd’hui nous tourne le cerveau. Blondes, brunettes, Toujours coquettes, Nous font travailler du chapeau. Alors il nous faut faire vite Et profiter du carnaval Pour choisir notre idéal. |
Refrain |
A Nissa la bella, Lou rèi Carneval n’en di qué foù Una jouvencela Per tua touï lu chagrin en l’où Où ! Où ! Où ! Venès, belli fiha, Venès fairé embé touï lu garçoun D’aqueli touï foulìa Que noun si poù dire en li cansoun E zou ! E zou ! Carnéval n’ès pas touï lu giou E zou ! E zou ! Viva l’amour tougiou ! | | À Nice la belle, Le roi Carnaval nous dit qu’il faut Une jouvencelle Pour tuer tous les chagrins dans l’œuf Oh ! Oh ! Oh ! Venez, belles filles, Venez faire avec tous les garçons Toutes ces folies Qui ne se peuvent dire dans les chansons Et zou ! Et zou ! Carnaval ce n’est pas tous les jours Et zou ! Et zou ! Vive l’amour toujours ! |
2e couplet |
Dintre la foula doù corso, Un pouliçon dé matalot Chapa Ninéta M’una baïeta. La couquina sensa façoun Vitou li toca lou pounpoun : Saupen qu’aco es ben ségur Lou fétiché pouarta bouanur ! | | Dans la foule du corso, Un polisson de matelot Attrape Ninette Avec un bisou. La coquine, sans façon, Vite lui touche le pompon : Nous savons que cela est bien sûr Le fétiche porte-bonheur ! |
3e couplet |
Y a d’apertouté dé gilous ; Si trova qu’un marit rougnous À la poulissa, Embé malissa, Di : « Fés una countraventioun En aqu’eù bruté pélandroun. » L’angenté fa : « Brigand d’aqueù, Una baïeta finda ieù ! » | | Il y a partout des jaloux ; Il se trouve qu’un mari ronchon À la police, Avec malice, Dit : « Mettez une contravention À ce vilain polisson. » L’agent fait : « Brigand de lui, Un bisou aussi à moi ! » |
Retour page musique - Haut
© 2001-2026 Jean-Gabriel Maurandi.

|