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Rèi dai vila dau mounde (Roi des villes du monde) Paroles niçoises et musique Gérard Albarelli, dit Gé Albarelli. Traditionnel comté de Nice.
Chanson composée à l’occasion du carnaval 1986.
| 1er couplet |
Lou canoun ven de picà, Carneval pouòu arribà ! La foula me d’abutoun Vous fa courre à rabatoun. Nissa, per un bouon moumen, Dàu mounde es l’apountamen E s’aude en toui lu quartié Li vila dàu mounde entié. | | Le canon vient de tonner, Carnaval peut arriver ! La foule, avec des bourrades, Vous fait courir précipitamment. Nice, pour un bon moment, Du monde est le rendez-vous Et on entend dans tous les quartiers Les villes du monde entier. |
Refrain |
Carneval ! Carnaval ! Carnival ! Carnevale ! La màsquera es passapouòrt E lou rire es lou plus fouòrt ! Carneval ! Carnaval ! Carnival ! Carnevale ! Li cieutà dàu mounde van Vous faire un bèu gran bacan ! | | Carnaval ! Carnaval ! Carnaval ! Carnaval (1) ! Le masque est passeport Et le rire est le plus fort ! Carneval ! Carnaval ! Carnival ! Carnevale ! Les cités du monde vont Vous faire un beau grand vacarme ! |
2e couplet |
Vi caù ben dounà la man, Que lou brandi sigue gran ; Oublidas coulou de pèu E li ghera : aquì fa bèu. Me rire e flou batalhas, Nissa es moudel de pas. Toui ensen anen balà, N’amusà e pi cantà ! | | Il vous faut bien donner la main, Que la farandole soit grande ; Oubliez les couleurs de peau Et les guerres : ici il fait beau. Avec le rire et les batailles de fleurs, Nice est modèle de paix. Tous ensemble allons danser, Nous amuser et puis chanter ! |
3e couplet |
Toui autour d’un gran taulié E souta lu poumelié, Mangien toui à crèpa-pansa Raiola, tourta e gansa. E vengut de toui lu caire Toui lu òme venon fraire, An que la gioia en testa E a Nissa fan la festa ! | | Tous autour d’une grande table Et sous les palmiers, Mangeons tous à [nous faire] éclater la panse Raviolis, tourtes et ganses. Et venus de tous les coins Tous les hommes deviennent frères, Ils n’ont que la joie en tête Et Nice fait la fête ! |
4e couplet |
Au clouquié lu tirignoun, Per carrièra lu flounfloun ; Lou gran rèi de carta-pista Ve jamai de mina trista. Mèna toui lu balarin Au mitan d’un gran bousin. A ! Que mestre de massèta, Per li gen de la planèta ! | | Aux clochers les carillons, Dans les rues les flonflons ; Le grand roi de papier mâché Ne voit jamais de mine triste. Il conduit tous les danseurs Au milieu d’un grand tapage. Ah ! Quel chef d’orchestre (2) Pour les gens de la planète ! |
1. Entendre ce nom « carnaval » dans de nombreuses langues : carnaval, carneval, carnevale, carnival, etc. provenant des « villes du monde entier ». 2. Mestre de massèta : littéralement « maître des baguettes de tambour », c’est-à-dire ici chef d’orchestre.
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