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La Paisana niçarda (La Paysanne niçoise) Paroles niçoises François-Dominique Rondelly, dit Menica Rondelly. Traditionnel comté de Nice.
| 1er couplet |
Regina dai giardin, rosa d’odou, Souta la capelina siès l’auba doù giou ! Dai nouastre bei valoun siès la splendour, Per tu souspira, canta lou beù troubadour ! Finda lou beù chinson Fa lou sieù rigoudoun ! | | Reine des jardins, rose d’odeur, Sous la capelina tu es l’aube du jour ! De nos beaux vallons tu es la splendeur, Pour toi soupire, chante le beau troubadour ! Même le beau pinson Fait son rigaudon ! |
Refrain |
Rena d’amour, o Paisana siès bella ! Has per tresor lou coulié lou plu pur ; Lou tieù blasoun es la rosa nouvella, Che douna où cuor lou parfum e l’azur ! | | Reine d’amour, ô Paysanne tu es belle ! Tu as pour trésor le collier le plus pur ; Ton blason est la rose nouvelle, Qui donne au cœur le parfum et l’azur ! |
2e couplet |
Coura lou beù souleù ti di : « Bouonjou ! » Countemples su l’erbeta la beùtà doù giou. E pi, lu pen descaus, tout en cantan, T’en vas touta souleta semenà lou gran. Davau en lu valoun, Bè !... bè !... fa lou moutoun. | | Quand le beau soleil te dit : « Bonjour ! » Tu contemples sur la petite herbe la beauté du jour. Et puis, les pieds déchaussés, tout en chantant, Tu t’en vas toute seulette semer le blé. En bas dans le vallon, Bêê !... bêê !... fait le mouton. |
3e couplet |
La terra va durmì, noun cantes plu, O bella paisaneta, souta lou siel blu. Soun calme, silensious, valoun, giardin, Où luen la campaneta fa : « dindindindin ! » Es l’oura che la lus Saluda l’angelus ! | | La terre va dormir, tu ne chantes plus, Ô belle petite paysanne, sous le ciel bleu. Ils sont calmes, silencieux, vallons, jardins, Au loin la petite cloche fait : « ding ding ding ding ! » C’est l’heure où la lumière Salue l’angélus ! |
4e couplet |
Déessa de l’amour, doù daissemin, Fai ben la tieù nounetta fin où beù matin ! Tougiou ieù canterai lu tieù tresor, Velut, capelina, la tieù gran crous d’or ! E tougiou ti dirai : « Paisana, t’aimerai ! » | | Déesse de l’amour, du jasmin, Fais bien ton petit somme jusqu’au beau matin ! Toujours je chanterai les trésors, Velours, capelina, ta grande croix d’or ! Et toujours je te dirai : « Paysanne, je t’aimerai ! » |
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