| |
Nissa ! (Nice !) Paroles niçoises Jules Eynaudi, dit Juli Eynaudi, musique Joseph Martin-Pyns. Traditionnel comté de Nice.
Les paroles françaises d’origine, versifiées par Louis Cappy, ne sont pas reproduites ici. Le texte en français correspond à la traduction mot à mot de la version niçoise.
| 1er couplet |
Souta lu mount sourgènt tant aut, Doun l’oulivié au jou s’argenta, Davant lou flot jouious que mènta, Quoura l’azur es sèmpre caut, Mouostres, asprous e turbulenta, L’Alpa caiant m’ai siéu ressaut L’infernal e proumié sursaut Doun boufa un vènt que si lamenta. | | Sous les monts [aux] sources si hautes, Où l’olivier au jour s’argente, Devant le flot joyeux qui rappelle, Quand l’azur est toujours chaud, Tu montres, âpre et turbulente, L’Alpe figeant avec son ressaut L’infernal et premier sursaut D’où souffle un vent qui se lamente. |
Refrain |
Nissa que l’ounda baia, Souta lu mount altié L’Univers si miraia En lou tiéu souol entié ! Au tiéu camin de gloria Que lu diéu an traçat Despi la prim’istoria, De valènt soun passat... Mé lus blanca, laugiera, S’estoumpant tra li flou, Nen dounes, rica terra, Bouonur couma grandou ! | | Nice que l’onde embrasse, Sous les monts altiers L’Univers se mire Dans ton sol entier ! Sur ton chemin de gloire Que les dieux ont tracé Depuis la prime histoire, Des preux sont passés... Avec la lumière blanche, légère, Qui s’estompe parmi les fleurs, Tu nous donnes, riche terre, Bonheur comme grandeur ! |
2e couplet |
Oh ! clar païs, vibrant d’amour, E doun la mar mouor en caressa, Sembles din la tiéu langouressa, Un cadre esquis de troubadour ! Ma toun passat es de ruguessa, Camp eternel de la doulou, Lu Cesar passant tour à tour, Pèr lou trioumfle e la destressa ! | | Ô clair pays, vibrant d’amour, Et où la mer meurt en caresse, Tu sembles dans ta langueur, Un cadre exquis de troubadour ! Mais ton passé est de rugosité, Camp éternel de la douleur, Les Césars passant tour à tour Pour le triomphe et la détresse ! |
3e couplet |
Oh ! souol ligour de libertà, Escasegant l’ord’estrangiera, Nissa tambèn siès partagiera, Toun proumié couor, pur, t’es restà ; Embé la tiéu anim’entiera Encarnes toui pèr esaltà, Su d’un found blanc inmaculat, L’Aigla que si desroca, fiera ! | | Ô sol ligure de liberté, Chassant l’ordre étranger, Nice aussi tu es partagée, Ton premier cœur, pur, t’est resté ; Avec ton âme entière Tu incarnes tout pour exalter, Sur un fond blanc maculé, L’Aigle qu’il se déroche, fière ! |
Retour page musique - Haut
© 2001-2026 Jean-Gabriel Maurandi.

|