D'argent à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent.

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Au fifre niçois - Les traditions musicales du comté de Nice (MTCN)Musique traditionnelle du comté de Nice
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 Vous êtes ici : Accueil > Musique du MIDI ! > Airs de carnaval > paroles Les Tendres Souhaits ou Que ne suis-je la fougère ? Lundi 18 décembre 2017, saint Gatien de Tours. 
En décembre, les pieds dans la cendre. 
 

Les Tendres Souhaits fichier Midi de cet air de musique traditionnelle partition de l'air traditionnel
ou Que ne suis-je la fougère ?
Poème Charles-Henri Ribouté, musique Antoine Albanese ? Giovanni Battista Pergolesi ?

L’origine du timbre de cette romance sentimentale, qui apparaît dès le XIIIe siècle dans toute l’Occitanie, est incertaine. L’opus 26 Introduction et variations de Ferdinando Carulli (1770-1841), daté de 1801 (ou 1811 ?), serait extrait de l’œuvre de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736), dont la mélodie figure dans La Clé du caveau sous le n° 490. Antoine Albanese (1729/1731-1800), s’il en est l’auteur, aurait pu composer la mélodie vers 1770. On trouve parfois la mention de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), qui était également musicien et compositeur.

Né en 1729 (ou 1731) à Albano, ville d’Italie dont il porte le nom, Égide Joseph Ignace Antoine Albanèse devient l’élève d’une école de musique à Naples, puis il se fixe à Paris. Chanteur castrat soprano à la chapelle du roi et aux concerts spirituels qui ont été donnés aux Tuileries (de 1752 à 1762) sous le règne de Louis XV, il fut un compositeur d’airs et de romances à la mode. Attaché à la musique du roi pendant une trentaine d’années, il obtint en 1774 une « survivance » assortie d’une pension de 2 000 livres. Il a donné un dernier concert aux Tuileries en 1788. Albanèse meurt en 1800.

Ce timbre a été décliné en de nombreuses versions, anciennes :
   - vaudevilles, parodies, brunettes (BNF, Vm7 499, ms. fr, fin XVIIIe siècle) ;
   - Chansons choisies avec les airs notés, 1782 ;
   - Charles Doisy, Six pots-pourris, 1805, airs arrangés et variés pour guitare ;
   - nombreux cantiques : O soñjal en hon pec’hejoù (Bretagne), Au sang qu’un Dieu va répandre (Limoux) ;
   - chansons enfantines (Quand l’hiver, etc.) ou traditionnelles (À vos chants j’unirai ma voix, etc.) ;
   - etc.
et modernes : c’est l’air du générique de fin de l’émission TV Bonne nuit, les petits que joue le marchand de sable quand il s’en va après avoir répandu son sable.

1er couplet
Que ne suis-je la fougère
Où, sur la fin d’un beau jour,
Se repose ma bergère
Sous la garde de l’amour ?
Que ne suis-je le zéphyre (1)
Qui rafraîchit ses appas (2),
L’air que sa bouche respire,
La fleur qui naît sous ses pas ?

2e couplet
Que ne suis-je l’onde pure
Qui la reçoit dans son sein ?
Que ne suis-je la parure
Qui la couvre après le bain ?
Que ne suis-je cette glace,
Où son minois (3) répété
Offre à nos yeux une grâce
Qui sourit à la beauté ?

3e couplet
Que ne puis-je, par un songe,
Tenir son cœur enchanté ?
Que ne puis-je du mensonge
Passer à la vérité ?
Les dieux qui m’ont donné l’être (4)
M’ont fait trop ambitieux,
Car enfin je voudrais être
Tout ce qui plaît à ses yeux !

1. Ou zéphyr, du grec zephuros, vent doux et agréable qui souffle de l’occident.
2. Pluriel de appât, désignant les charmes physiques d’une femme.
3. On rencontre parfois miroir (pour image ?)
4. On rencontre parfois « qui m’ont donné d ’être ».

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© 2001-2017 Jean-Gabriel Maurandi.


musiques traditionnelles du comté de Nice pour fifre et farandole

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