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Lo Fantome Pellegrin (Le Fantôme Pellégrin) Paroles niçoises Eugène Emanuel. Traditionnel comté de Nice.
| 1er couplet |
Quora la nuèch es negra e longa
E s’àude au luen, e s’àude au luen soufflà lo vent,
Se un crit, un plour que si prolonga,
Lo cuor vou glaça d’espavent ;
Non v’arrestés en la montagna,
De maïon cercas lo camin,
Qu’es la terrour de la montagna, (bis)
Es lo fantome, lo fantome Pellegrin ! (1) (bis) |
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Quand la nuit est noire et longue
Et s’entend au loin, et s’entend au loin souffler le vent,
Si [à cause d’]un cri, un pleur qui se prolonge,
Le cœur vous glace d’effroi ;
Ne vous arrêtez pas dans la montagne,
De la maison cherchez le chemin,
Que c’est la terreur de la montagne, (bis)
C’est le fantôme, le fantôme Pellégrin ! (bis) |
2e couplet |
Lo veires fà de cambarota
Soubre lu pin, soubre lu pin de la foré,
Dei roc s’en faire de pelota
E lu v’abrivà per darrié !
D’autri fes, quora lo tron peta,
Su li nebla, au gros dou bousin,
Scriéu emb’au fuec de li saèta : (bis)
« Siéu lo fantome, lo fantome Pellegrin ! » (bis) |
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Vous le verrez faire des cabrioles
Sur les pins, sur les pins de la forêt,
Des rochers s’en faire des pelotes
Et vous les lancer [vivement] par derrière !
D’autres fois, quand le tonnerre gronde,
Sur les nuages, au [plus] gros du vacarme,
Il écrit avec le feu de la foudre : (bis)
« Je suis le fantôme, le fantôme Pellégrin ! » (bis) |
3e couplet |
Berta, la nobla domaïsela
Dou buon signour, dou buon signour de Casternou,
Filha ben sagia e touplen bella,
Per l’avé vist, mouré d’un còu !
Despi, su l’arida montagna,
Plu de maïon, ni gran, ni vin ;
Ma courre un’ombra en li baragna, (bis)
Es lo fantome, lo fantome Pellegrin ! (bis) |
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Berthe, la noble demoiselle
Du bon seigneur, du bon seigneur de Châteauneuf[-de-Contes]
Fille bien sage et très belle,
Pour l’avoir vu, mourut d’un coup !
Depuis, sur l’aride montagne,
Plus de maison, ni de blé, ni de vin ;
Mais une ombre court dans les buissons, (bis)
C’est le fantôme, le fantôme Pellégrin ! (bis) |
4e couplet |
Se l’average si deguola,
Se la gragnola, la gragnola pista tout,
O se la mula fa la fuola
E dei plantun mangia lu brout,
S’ai enfan li ven la magagna (3)
E se la frema fa de trin,
Es la terrour de la montagna, (bis)
Es lo fantome, lo fantome Pellegrin ! (bis) |
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Si le troupeau (2) dégringole,
Si la grêle, la grêle écrase tout,
Ou si la mule fait la folle
Et des plants mange les [jeunes] pousses,
Si aux enfants il vient la tare [le défaut, la tache]
Et si la femme fait une scène,
C’est la terreur de la montagne, (bis)
C’est le fantôme, le fantôme Pellégrin ! (bis) |
1. Parfois écrit peregrin, qui symbolise l’errance, la divagation. 2. L’average désigne précisément un troupeau d’ovins. 3. De mahagnare, se gâter, s’avarier. (Delrieu, Anthologie de la chanson niçoise, donne ici la cagagna, la diarrhée... enfin... le nissart est plus direct... et plus fort !)
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© 2001-2013 Jean-Gabriel Maurandi
Page créée le 27 août 2003. Mise à jour le 9 décembre 2008.

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