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Les auteurs et compositeurs
Du XIIIe siècle à une époque plus contemporaine, voici, par ordre alphabétique, une sélection des compositeurs et des auteurs, souvent poètes, nés ou ayant vécu dans le comté de Nice, qui ont construit et continuent de le faire, chacun à leur façon, le patrimoine musical du comté. Cette liste, qui n’est pas exhaustive, respecte la graphie du nissart utilisée par les auteurs (ou par leurs éditeurs) pour les titres de leurs œuvres.
Gérard Albarelli, dit Gé Albarelli. Secrétaire de rédaction de la revue Lou Sourgentin.
Jean-Marie Anfosso. Auteur compositeur.
| | Sieu de Berra (Je suis de Berre). |
Marius Ausello. Musicien et compositeur. Saxophoniste à l’harmonie municipale de Nice et dans différents orchestres de variétés.
Ludovic Badat. Auteur.
Jean-Pierre Baquié. Auteur et conteur. Docteur ès langues romanes de l’université de Nice, président de l’Institut d’études occitanes (IEO) des Alpes-Maritimes. Il a contribué à développer la forme dite classique du nissart (Empari lo niçard, 1984), différente de la forme mistralienne qui est plus proche des habitudes écrites du français et est soutenue par le Felibrige et l’Acadèmia nissarda.
| | Lo Festin dei cogordons (Le Festin des cougourdons). |
| | La Regina dau mai (La Reine du mai). |
| | La Samba dau pilo (La Samba du pilou). |
| | Yes Bomb’Ai (Yes boumb’aïe), chanson de carnaval. |
François Barberis (Jean Dominique Barberis, dit) (Nice, 15 avril 1830 - Turin, 1892). Journaliste, écrivain et poète d’expression nissarde et italienne ; il crée en 1855 l’hebdomadaire politique libéral Lou Sincaïre avec Antonio Fenocchio. Ses prises de position militantes contre l’annexion du comté de Nice à la France l’ont contraint à l’exil en Italie.
| | La Blea (La Blette), 1876. |
| | Inno nissart per la partensa dei conscriç de Nissa en 1859 (Hymne niçois pour le départ des conscrits de Nice en 1859). |
Joseph, Eugène, dit Jo Bérardy (Cavour, Italie, 4 avril 1869 - Nice, 7 juin 1946). Chanteur, acteur et auteur. Ami d’enfance de Jules Eynaudi, Jo Bérardy débute vers 1891-1892, aux côtés de Bernard Grinda, dans les revues locales montées par une troupe d’amateurs animée par Altéry. Il se produit ensuite dans les cafés chantants de Nice, puis devient l’une des vedettes des revues du Politeama, de l’Eldorado et des Ambassadeurs. Jo Bérardy écrit des monologues et des chansons comiques dont il compose souvent la mélodie, ainsi qu’une pièce en nissart en un acte (San Micheu, en collaboration avec Sufflich, 1902). À Nice, sa célébrité est grande ; il participe dans les années 1920 à des tournées avec Andrée Turcy, de l’Alcazar de Marseille. Mayol, Bach et Dranem ont créé quelques-unes de ses chansons écrites en français.
Jane Bermond.
René Bermond. Compositeur, parolier et chanteur.
| | Aïga (Eau). |
| | Brave Milò (Brave Milo). |
| | La Parra. |
| | Trombons. |
Jules Bessi (Nice, 9 mars 1844 - Nice, 10 octobre 1908). Fils d’un patron de débit de boissons, Jules Bessi entre dans l’administration où il achèvera sa carrière au poste de sous-archiviste, chef de bureau aux archives départementales des Alpes-Maritimes. En 1868, Jules Bessi devient rédacteur en chef de La Mensoneghiera (La Menteuse) créée par François Guisol, à laquelle il collaborera jusqu’en 1872. Puis il fondera ses propres journaux, Lou Mensoneghié (Le Menteur, 1869) et La Bugadiera (La Blanchisseuse, 1872). Jules Bessi a publié une Biographie ancienne et moderne des poètes niçois et des recueils de chansons : Le Chansonnier niçois, Mes chansons, Romances mélodies... Dans son œuvre, essentiellement poétique, il se montre le disciple et l’imitateur de Joseph Rosalinde Rancher (La Nouvella Nemaïda, ossia l’amour d’un sacrestan, 1875). C’est surtout un satiriste, dont la verve s’exprime en particulier dans le long poème intitulé La Tina dei fada (La Cuve des fées, 1872) et dans quelques comédies (La Mestressa de don Barlin, 1870). À la fin de sa vie, Jules Bessi s’arroge le titre de poeta nassional nissart (« poète national niçois »).
| | Cansoun carnavalesca (Chanson carnavalesque), 1888. |
| | Lou Festin de Touretta (Le Festin de Tourettes), 1875. |
| | La Garda mobila (La Garde mobile), 1868. |
| | Nissa, canson per lou mes de mai (Nice, chanson pour le mois de mai). |
| | Nissa Carneval (Nice Carnaval), 1889. |
| | Lou Nouveù Don Basile (Le Nouveau dom Basile), 1871. |
| | La Partensa per l’Escarena (La Partance pour l’Escarène). |
| | La Partensa per San-Giouan (La Partance pour Saint-Jean), 1871. |
Bernard Bessone. Violoniste et altiste.
Michel Bianco (Antibes, 2 mai 1955). Musicien, compositeur et chanteur. Étudie le saxophone et le jazz au conservatoire national de région (CNR) de Nice, puis la vielle à roue auprès de Christian Leroi Gour’han, à Paris, pour se spécialiser dans la musique et le chant traditionnel des Alpes méridionales. Membre des anciens groupes Bachàs et Bachàs Mont-Jòia, Biancal 3, puis fondateur en 1986 et directeur musical de l’ensemble vocal Corou de Berra, et créateur de Testa pélada. Michel Bianco est également directeur du Conservatoire de chant traditionnel des Alpes méridionales, et des cours d’instruments de musique traditionnelle au Centre de diffusion et d’action culturelle (Cedac) à Nice.
| | Giors (Georges). |
| | M’en vau (Je m’en vais). |
| | La Parra. |
| | Vira (Tourne). |
N. Blacas (Nice, XIIIe siècle). Troubadour et guerrier.
Paul ou Paulin Broch (Nice, 20 novembre 1822 - Nice, 23 novembre 1863). Poète et musicien de talent (violoniste au Théâtre royal), membre de la troupe de théâtre des Jeunes amateurs, où il fréquente François Guisol. Par ses chants patriotiques – en français et en nissart – saluant les guerres d’indépendance italienne de 1848 et de 1859, Paulin Broch contribua, dans une certaine mesure, à la formation de l’unité italienne.
| | À la France et à Napoléon III, hymne de l’annexion du comté de Nice, 1860. |
| | Le Niçois, hymne dédié à l’armée franco-sarde, 1859. |
| | La Niçoise. |
Jérôme Carlin.
Henri Carol, chanoine (Montpellier, 18 janvier 1910 - 23 septembre 1984). Élève à l’Enclos Saint-François de Montpellier, Henri Carol apprend l’harmonie et l’orgue sous la direction d’Emmanuel Berle et obtient un premier prix de piano au conservatoire de Bordeaux. Ordonné prêtre à 23 ans, il devient professeur au petit séminaire Saint-Roch de Montpellier avec un autre collègue musicien, Joseph Roucairol. Henri Carol occupe alors le poste de maître de chapelle et Roucairol celui d’organiste. En 1946, Henri Carol est nommé directeur de la maîtrise de la cathédrale de Monaco, succédant au chanoine Aurat, où il se révèle très vite un organiste, interprète et improvisateur de talent. Il est nommé chanoine titulaire de l’église Saint-Charles de Monaco en 1964, puis succède à Émile Bourdon au poste d’organiste de la cathédrale de Monaco en 1968, dont il devient titulaire en 1973. Très impliqué dans la vie musicale méridionale, Henri Carol recueille et publie des chansons niçoises harmonisées et compose une Marche solennelle pour grand orgue commémorant le centenaire de l’annexion du comté de Nice à la France. Tout à la fois maître de chapelle, chef d’orchestre, compositeur et musicologue, le chanoine Henri Carol est, durant 11 ans, professeur à l’académie de musique Rainier III. Dans son œuvre abondante (19 messes, des noëls, cantiques populaires, pièces pour la liturgie), on relève la collecte de chansons folkloriques et une harmonisation pour Six chansons niçoises de jadis, ainsi qu’un traité sur La Registration à l’orgue (éd. Delrieu, 1976). Parallèlement à ses activités musicales niçoises et monégasques, il est membre du comité directeur de la Fédération des Pueri cantores de 1947 à 1969. Tous les matins pendant 18 ans, Henri Carol assure une méditation pour l’émission Élévations matinales sur les ondes de Radio Monte-Carlo. Il décède dans un accident de voiture sur la RN 7 en 1984.
Adolphe Maurice Caruba. Poète et compositeur. Adolphe Maurice Caruba et son épouse Adrienne ont été chefs de chœur de la chorale de l’Acadèmia nissarda. Pendant de nombreuses années, Maurice Caruba a été assistant bénévole pour l’enseignement du nissart au lycée Masséna. Il a participé à l’élaboration du dictionnaire nicois-français Parla la tieu lenga sous la direction de MM. Viani et Rosso, et publié un recueil de poèmes niçois, Pouema nissart, illustré par Jean Damiano. Son œuvre poétique a été récompensé par le grand prix de poésie en niçois (Traditions niçoises, 1986) et en français (Traditions niçoises, 1992), la médaille d’argent de la ville de Nice (2000), le 1er prix de la ville de Fluveau (2000), la médaille Catherine Ségurane (2002).
| | Baia dei Ange (Baie des Anges). |
| | La Farandola nissarda (La Farandole niçoise). |
| | Lou Festin dei cougourdoun (Le Festin des cougourdons). |
| | L’Innou nissart (L’Hymne niçois). |
| | Lu Jugaire de bocha (Les Joueurs de boules). |
| | L’as pagat, lou capèu ? (Tu l’as payé, le chapeau ?) |
| | Lu Mai d’en carriera (Les Mais de la rue). |
| | Lou Mercat ai flour (Le Marché aux fleurs). |
| | Pantai nissart (Rêve niçois). |
| | Pichin Babazouc (Petit Babazouc). |
| | La Pissaladiera (La Pissaladière). |
| | Sien urous d’estre nissart (Nous sommes heureux d’être Niçois). |
| | Viouleta (Violette). |
| | Viva Catarina Segurana (Vive Catherine Ségurane). |
Zéphirin Castellon (Les Adrès, Belvédère, 1926). Siblaire (sonneur de fifre), carillonneur, auteur, compositeur et chanteur. Pendant son service militaire, il apprend à jouer de la trompette de cavalerie, puis il part pour Marseille où il intègre un poste de fonctionnaire. Une mutation à Nice en 1968 le rapproche du terroir, lui permettant d’y exercer ses talents, ce qu’il continue à faire pendant sa retraite.
| | Bouissou, la toute première chanson composée par Zéphirin Castellon, dédiée à une petite amie qui habitait ce quartier de Belvédère, au-dessus des Adrès. |
| | Cantica de sant’Anna (Cantique à sainte Anne), sur l’air Salut, ô reine du Rosaire. |
| | La Famìlha (La Famille). |
| | Li Julis (Les Julis, sobriquet de la famille Castellon). |
| | Meuneta (Méounette). |
| | Li Nouòça de Titina e Vitor (Les Noces de Clémentine et Victor). |
| | Toujours perché là-haut (une des rares chansons composées par Zéphirin Castellon à n’avoir pas reçu de paroles en nissart). |
| | Viven toujoù en mountagno (Nous vivons toujours à la montagne). |
Charles Coda. Compositeur.
Thierry Cornillon.
| | Al senhor de l’Ancoana (Au seigneur de l’Ancouano). |
A.P. Court.
Joseph Dabray (Nice, 16 mars 1786 - Nice, 17 décembre 1855). Après des études au collège de Draguignan, il est nommé archiviste puis secrétaire en chef de la mairie de Nice. Dabray écrit inlassablement, en nissart, italien et français, de façon enthousiaste, sur toutes sortes de sujets et dans des styles variés : épigrammes, comédies, vaudevilles, sonnets, poème picaresque, chansons... L’une de ses œuvres les plus connues est Essais poétiques, dans les deux langues, française et italienne, publiée à Turin en 1816. Neveu de Joseph-Séraphin Dabray, avocat fiscal né à Nice en 1754, élu à la Convention.
| | Chansons populaires en français et en niçois, 1847. |
Georges Delrieu (Nice, 11 avril 1905 - Nice, 1er juin 1966). Pianiste, violoncelliste et auteur-compositeur. Après des études à l’école Sasserno puis au lycée Masséna, Georges Delrieu accomplit un stage dans les maisons de piano parisiennes. À son retour à Nice, il entre dans la maison d’éditions musicales fondée en 1898 par son père, originaire du Tarn-et-Garonne. Il participe au « théâtre de Barba Martin » fondé par G.-A. Mossa, en composant des pièces (La Taiòla, Fai calà !...) puis, après la seconde guerre mondiale, se consacre à l’édition musicale, en particulier niçoise. Georges Delrieu entreprend une œuvre de longue haleine : sauver de l’oubli la majeure partie du patrimoine musical populaire du comté, écrivant aux maires et aux curés pour recueillir les airs et paroles de naguère. Cette action sera couronnée, en 1960, pour le centenaire de l’annexion, par la publication de l’Anthologie de la chanson niçoise, contenant 232 airs, chansons, comptines, danses, poèmes...
Mario Delvar.
Émile Dernay (1884 - 1946). Écrivain et auteur.
Serge Dotti.
| | M’en vau (Je m’en vais). |
| | Palhon canta (Paillon chante). |
| | Vira (Tourne). |
Eugène Emanuel (Eugène, Joseph, Innocent) (Nice, 28 décembre 1817 - Nice, 23 avril 1880). Issu d’ancêtres originaires de Carpentras établis à Nice au XVIIIe siècle, petit-fils de Joseph Emanuel, président de la municipalité niçoise sous la Ire République, Eugène Emanuel fit de brillantes études au collège des jésuites. Il suivit la carrière des chancelleries judiciaires et fut successivement greffier du juge de paix à Villars, à Saint-Étienne-de-Tinée, à Contes, avant d’être nommé à Nice où il cumula les fonctions de greffier et de notaire. À l’annexion en 1860, il opta pour la nationalité italienne et fut nommé greffier du tribunal de première instance à Oneille, puis à Modène et enfin à Gênes, où il termina sa carrière comme greffier de la cour d’appel. Eugène Emanuel fonda en 1844 le Teatrino Martiniano (théâtre de Martin) – théâtre de marionnettes des jésuites dont il a été le directeur –, qui inspirera dans l’entre-deux-guerres la création du « théâtre de Barba Martin » par G.-A. Mossa. Retiré à Nice dès sa retraite en 1875, Eugène Emanuel se consacra à la langue niçoise et à de solides études de philologie romane. En plus de ses chansons (composées pour le Teatrino Martiniano) et poèmes en nissart – dans lesquels il décrit lyriquement le sol natal et les douceurs du foyer –, on lui doit des travaux épigraphiques, en latin et en italien, très estimés, des essais sur l’histoire locale et des écrits de droit. Une quinzaine de ses poèmes furent réunis par son fils Victor (2) et publiés sous le titre de Canson Niçardi de Eugène Emanuel en 1884, à Nice. Une statue lui a été élevée au château par la société littéraire Lu Amic de Rancher (Les Amis de Rancher).
(2) Né à Oneille en 1862, il eut un rôle de premier plan dans la presse niçoise, en collaborant par exemple à L’Armanac niçart (L’Almanach niçois) fondé par Jules Eynaudi ou en étant rédacteur en chef de Nice historique. Nice historique, revue fondée en 1898 par le professeur Henri Sappia (Touët-de-l’Escarène, 17 avril 1833 - 1906), qui deviendra l’organe officiel de l’Acadèmia nissarda (Académie niçoise) à sa création en 1904.
| | Lou Bal dòu Plan (Le Bal du Plan-de-Contes). |
| | La Boutija. |
| | La Chavana (L’Averse). |
| | Lo Fantome Pellegrin (Le Fantôme Pellégrin), in « Li Canson niçardi », édition Imprimerie moderne, Nice, 1884. |
| | La Miéu Bella Nissa (Ma belle Nice). |
| | La Pesca (La Pêche). |
| | La Saumetta endemoniada (L’Ânon endiablé). |
Jules Eynaudi, dit Juli Eynaudi (Nice, 6 mai 1871 - 1948). Employé à la bibliothèque municipale et à L’Éclaireur de Nice, il fonde en 1903, avec V. Rolland, la revue annuelle L’Armanac niçart (L’Almanach niçois) qu’il dirige jusqu’en 1922 – elle sera publiée par ses successeurs Pierre Isnard et Louis Cappatti jusqu’en 1947. La même année, il crée l’Acadèmia Rancher – qui deviendra en 1922 Lu Amic de Rancher (Les Amis de Rancher) –, en compagnie de Menica Rondelly, et rédige, de 1931 à 1938, le Dictionnaire de la langue niçoise.
J.F. Fabre.
Antony Fenouille (Nice, 24 octobre 1874 - Nice, 15 juillet 1954). Employé à la mairie de Nice. Écrivain d’expression nissarde et française, auteur de récits comiques et de sketches, chansonnier, collaborateur au journal satirique La Ratapignata, carnavalier et organisateur de presèpi (en 1911 et 1919).
| | La Cansoun dai paire Tranchil (La Chanson du père Tranquille), 1912. |
| | Fai anà ! (Fais aller !) chanson officielle du carnaval de Nice 1923. |
| | Gnic ! Gnac ! chanson officielle du carnaval de Nice 1921. |
| | Velou ! Velou ! (Vois-le !) chanson officielle du carnaval de Nice 1922. |
| | Versas de vin (Verse du vin), composée à l’occasion de la fête des Vendanges 1935. |
| | Zounzounada (Bourdonnement), 1934. |
Primo Francoïa. Musicien et chanteur, membre du Corou de Berra.
| | Caminerai (Je cheminerai). |
| | Coma un esper que ven (Comme un espoir qui vient). |
| | Prima dòna (Première femme). |
François Gagliolo, dit Francis Gag (Nice, 15 octobre 1900 - 1988). Il débute au spectacle en 1922, puis participe au « théâtre de Barba Martin ». En 1933, il fonde sa propre troupe, Le Théâtre niçois de Francis Gag. Depuis 1956, il a dirigé Nissa la bella (Nice la belle), groupe de chant, danse et théâtre. Parmi les nombreux personnages qu’il a interprétés, celui de tanta Vitourina est resté célèbre. Avec Joseph Giordan et André Compan, Francis Gag est l’un des trois seuls Niçois a avoir eu l’honneur de porter la cigale d’or de majoral du Felibrige.
Louis Genari (Nice, 12 mars 1871 - 1er janvier 1952). Issu d’une famille originaire d’Ilonse, il suivi des études secondaires au lycée de Nice, puis des études supérieures à la faculté de droit d’Aix-en-Provence. Il devint avocat en 1892 et fut nommé bâtonnier du barreau de Nice en 1923. À Aix-en-Provence, Louis Genari fréquente des écrivains de langue provençale. Il compose de bonne heure des poésies en langue française, mais il sera très vite attiré par la chanson niçoise, à laquelle il consacrera les trente dernières années de sa vie. Louis Genari fonde en 1929, avec Joseph Giordan, l’Escola felibrenca dòu cairèu (École félibréenne du fanchon) qui publie la revue Lou Cairèu. Avocat, écrivain, compositeur, il est l’auteur de près de quatre-vingts chansons, mélodies incluses, dont il confiera l’harmonisation à son ami Émile Rostan, musicien délicat. La plupart ont été éditées dans Nice historique (de 1910 à 1927) puis dans Lou Cairèu (de 1930 à 1941), ou éditées séparément en recueil (Chansons niçoises). Ces textes évoquent les aventures sentimentales des calignaires, l’attente de l’amoureux, ou célèbrent la vie agricole, la coutume des mais... Dès 1935, son œuvre pleine de finesse a valut à Louis Genari le titre de « mestre en Gai Sabé » (maître en gai-savoir), lui permettant de porter la cigale d’argent du Felibrige, tout comme Jouan Nicola.
| | L’Afreioulida (La Frileuse). |
| | Auguessi un amourous (Si j’avais un amoureux). |
| | Au temp de li fada (Au temps des fées). |
| | L’Autoun (L’Automne). |
| | La Baragna (Le Hallier). |
| | La Baumetana (La Grotte). |
| | La Bella Mourentina (La Belle Mourentina). |
| | Li Bigneta (Les Beignets). |
| | Lou Bouissoun (Le Buisson). |
| | Bressarela dòu pescadou (Berceuse du pêcheur). |
| | Cendrouleta (Cendrillon). |
| | La Cigala (La Cigale). |
| | La Descaussa (La Déchaussée). |
| | Lu Doui Ae (Les Deux Ânes). |
| | Doun Soulina (Don Soulina). |
| | Es vengut un jouve d’en França (Il est venu un jeune de France). |
| | Fai nona (Fais dodo). |
| | Lou Festin dai rangou (Le Festin des boiteux). |
| | La Fiha dòu paisan (La Fille du paysan). |
| | Lou Gabian (La Mouette). |
| | La Luna (La Lune). |
| | Lou Mai dai calignaire (Le Mai des amoureux). |
| | Lou Mai de li couloumba (Le Mai des colombes). |
| | Moun bel amour (Mon bel amour). |
| | Nona ! Nona ! (Dodo ! Dodo !) |
| | Nouvé dòu pastre (Noël du berger). |
| | La Pastoura (La Bergère). |
| | Pètou Melètou (Pierre « l’Omelette »). |
| | Plagnun (Plainte). |
| | Lu Tavan (Les Taons). |
Joseph Giordan (Saint-Jean-Cap-Ferrat, 14 janvier 1878 - 1963). Il introduit la graphie mistralienne de la langue niçoise à l’Acadèmia nissarda, avant d’en devenir président de 1941 à 1962. Joseph Giordan figure parmi les meilleurs auteurs en langue niçoise de son époque. Joseph Giordan fonde l’Escola felibrenca dòu cairèu (École félibréenne du fanchon) en 1929, avec Louis Genari. Avec Francois Gagliolo, dit Francis Gag et André Compan, Joseph Giordan est l’un des trois seuls Niçois a avoir eu l’honneur de porter la cigale d’or de majoral du Felibrige.
François Guisol (Brignolles, 3 février 1803 - Nice, 28 décembre 1874). Niçois dès son plus jeune âge – ses parents s’installent à Nice l’année de la naissance de François –, il est le camarade du jeune Giuseppe Garibaldi. Il publie à dix-huit ans un recueil de chansons qui connurent toutes le succès. Doué d’un talent naturel, toujours plein de verve, il était parfois très mordant. Tanneur de profession, journaliste et pamphlétaire, François Guisol était, comme Molière, auteur et acteur. Il a joué la tragédie française au théâtre municipal ; excellent danseur, il a exécuté sur le même théâtre quelques danses à l’occasion des fêtes données en l’honneur du roi Charles-Félix, en 1826. Ambulant, il allait dans les festins de la campagne niçoise réciter et chanter ces airs enjoués encore fredonnés de nos jours. Il a également créé en 1854 l’hebdomadaire satirique très virulent La Mensoneghiera (La Menteuse) dans lequel il défend ses positions très francophiles, duquel Jules Bessi devient rédacteur en chef en 1868.
| | La Bella Bouquetiera (La Belle Bouquetière). |
| | Cansoun contra lu rimur (Chanson contre les rimeurs). |
| | La Cansoun dei dama (La Chanson des dames). |
| | Lou Festin dei verna (Le Festin des aulnes). |
| | L’Ignoble mantèu (Le Manteau ignoble). |
| | Lignoù, lou beu dansur (Lignoù, le beau danseur). |
| | Lou Mandroun parvengut (Le Vaurien parvenu). |
| | Massena (Masséna). |
| | Lou Mesclun (Le Mélange). |
| | Nissa françesa (Nice française). Anonyme, attribué à François Guisol. |
| | Nissa moderna (Nice moderne). |
| | La Paisanetta (La Petite Paysanne). |
| | Li Verna per Sant-Augustin. |
P. Harold.
René d’Helbingue, parfois cité sous le nom de René Helbing (1882 - 1969). Poète berrichon et ami fidèle de Gustav Adolf Mossa, il a donné une traduction en français des chansons publiées dans le recueil Chansons niçoises.
Sander Hyams.
Enric Lairbet.
| | Cantan, balan pèr tu, Nissa (Chantons, dansons pour toi, Nice). |
Jules Lairis, dit Jacques Barjac, du nom de son village natal (Barjac, Gard). Auteur (pièces de théâtre, poésies, chansons qu’il a souvent signées de son pseudonyme Jacques Barjac). Membre du Felibrige à partir de 1921. Blessé en Serbie pendant la première guerre mondiale, il en est resté gravement handicapé. Attaché au cabinet des ministères de la Marine et du Commerce, puis conseiller de préfecture, il termine sa carrière au tribunal administratif de Nice. Jules Lairis, dit Jacques Barjac, a vécu surtout à Cimiez (Nice).
René Lecourt.
J. Lemont.
Jean Levert.
Roger Lucchesi (Ajaccio, 1912 - Paris, 1983). Auteur, compositeur et chanteur.
Charles Malausséna (Nice, ? - Nice, 2003). Fils d’un facteur des postes, Charles Malausséna naît et grandit dans le quartier Riquier. Après des études au cours complémentaire Saint-François-de-Paule et à l’école normale d’instituteurs, il est nommé professeur d’éducation physique au collège Risso, puis enseignant de niçois. Montagnard émérite, il a longtemps parcouru les cimes de l’arrière-pays. Président fondateur de la revue Lou Sourgentin, Charles Malausséna reçoit la cigale d’argent du Felibrige le 3 mars 1984. Il est l’auteur de nombreux articles et de deux ouvrages autobiographiques, La Villa Armellina et Santa Agata.
| | Balada dau paure Jan (Ballade du pauvre Jean). |
D.J. Mari.
Théotiste, dite Théo Martin (Nice, 20 juillet 1895 - Nice, 3 septembre 1976). Journaliste de presse (Le Petit Niçois, 1923-1944 ; L’Espoir, 1945-1949) et de radio (RTF Nice), conférencière, présidente de l’Alliance française, Théo Martin est surtout connue comme poétesse, dont de nombreux recueils ont été publiés (Les Chants qui pleurent, 1916, Sur un vieux thème, 1921, Le Voyage dans ton cœur, 1933, L’Écrin de chair, 1939), comme auteur de théâtre (Le Roi Siber, 1931, Film parlant, 1933) et parolière de mélodies et de livrets d’opérettes.
Bernard Martin-Saytour ou Bernard Saytour-Martin (5 juin 1791 - 18 mai 1873). Avocat et consul du Saint-Siège à Nice pendant la restauration sarde. Auteur de nouvé, il n’aurait rien publié de son vivant ; ses écrits ont été mis au jour par un autre écrivain nissart, Jean-Baptiste Toselli.
| | Li Baumeta (Les Baumettes). |
| | Cansoun de mai (Chanson de mai). |
| | Jan, Jausé (Jean, Joseph). |
| | La Margarideta (La Pâquerette). |
F. Mattei.
Montagard. (Est-ce qu’il s’agit d’André Montagard, auteur et co-compositeur, avec Charles Courtioux, de Maréchal, nous voilà ? Ni Georges Delrieu ni Albert Tosan et alii. ne le précisent.)
René Montrefet.
Gustav Adolf (Gustave Adolphe) Mossa (Nice, 28 janvier 1883 - Nice, 25 mai 1971). Artiste et écrivain d’expression nissarde et française. Fils d’Alexis Mossa, qui fréquenta, à Paris, Delacroix, Ingres... Peintre, aquarelliste, illustrateur, imagier, Gustave Adolphe Mossa dresse en 1913 la première maquette dessinée du char de Sa Majesté Carnaval, et restera jusqu’à sa mort l’âme des corsi carnavalesques. Il est nommé conservateur du musée Jules-Chéret (musée des Beaux-Arts) en 1926. En lui, l’artiste cohabitait avec l’écrivain. Sous l’influence de son ami fidèle René d’Helbingue, il fera revivre, avec Barthélemy Marengo (3), les antiques mariota (marionnettes) du Presèpi (la crèche), mystère de Noël en lien avec la pastorale provençale, dans la pièce Lou Nouvé o sia lou pantai de Barb’Anto (1922), puis il adapte pour la scène La Nemaïda de Joseph Rosalinde Rancher (1923), lançant le renouveau du théâtre dialectal. Gustav Adolf Mossa crée ensuite le Teatre de Barba Martin (4), en souvenir du Teatrino martiniano (Théâtre de Martin) fondé par Eugène Emanuel, qui jouera ses comédies dialectales Phygaço (1924), La Tina (1926), L’Anticari (1933), Lou Rei Carneval (1935).
(3) Barthélemy Marengo (Nice, 24 mai 1882 - Nice, 27 septembre 1925). Auteur d’expression nissarde, il fréquente l’École nationale des Arts décoratifs de Nice – où il se lie d’amitié avec Gustav Adolf Mossa –, puis poursuit ses études à l’École des arts et métiers à Aix-en-Provence. Passionné de théâtre (il a travaillé comme peintre-décorateur au casino de Monte-Carlo), Barthélemy Marengo fréquente (fonde ?) l’Association artistique des pionniers, troupe de la paroisse Jeanne-d’Arc. Il se sépare de Mossa presque aussitôt après leur collaboration en 1922. En visant le divertissement populaire dans son quartier de Saint-Barthélemy, Marengo se fixe une tâche pieuse : les spectacles doivent servir à financer la construction de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc. Il fonde la Compagnia nissarda de theatre dialetale, ou Teatre nissart de San Bertoumieù, pour laquelle il écrit une suite au Nouvé de 1922 : Maridan Netta (1924) et une comédie réaliste, Camomia de Pimount (1925), obtenant une série de succès interrompue par sa mort prématurée. (4) Barba : titre honorifique donné affectueusement aux personnes âgées.
Raoul Nathiez. Enseignant, écrivain et auteur de pièces de théâtre en nissart, directeur de la publication du magazine Lou Sourgentin. Fondateur en 1977 de la troupe Lou Ròdou nissart. Les chansons composées en nissart par Raoul Nathiez l’ont été pour les besoins de la quinzaine de pièces de théâtre qu’il a écrites.
Émile Négrin (Cannes, 14 octobre 1833 - Cannes, 15 septembre 1878). Après une formation de notaire et en parallèle à sa carrière de professeur de français, Émile Négrin se tourne très vite vers la littérature et la poésie. Il se lie d’amitié avec les poètes provençaux : Mistral, Aubanel, Roumanille, et publie un dictionnaire orthographique des langues provençale et française. Frappé de cécité et de paralysie en 1872, ce destin eut une grande influence sur sa poésie et lui valut le surnom flatteur d’« Homère cannois ». Émile Négrin fut honoré de l’amitié de grands écrivains du XIXe siècle, dont Victor Hugo, Sainte-Beuve, François Copée, Michelet. Son ouvrage Les Promenades de Nice, pusieurs fois réédité de 1862 à 1872, est un guide de la ville et des environs qui constitue une documentation précieuse pour ces années 1860. Sa veuve attribue à Émile Négrin l’origine de l’expression « la baie des Anges » (que d’autres imputent à Alexis de Jussieu).
Jean-Auguste Nicola, dit Jouan Nicola (Nice, 13 octobre 1895 - Tende, 1974). Issu d’une famille de condition modeste, il passe son enfance dans les rues de la vieille ville. Employé puis rédacteur principal au bureau d’hygiène de la mairie de Nice, secrétaire de la société littéraire Lu Amic de Rancher (Les Amis de Rancher), il crée en 1926 le groupe La Ciamada (5) nissarda (L’Aubade niçoise) qu’il présida jusqu’en 1960. Il dirige de 1934 à 1938 le journal La Ratapignata et donne des articles au Petit Niçois et à L’Éclaireur du soir, ainsi qu’à Nice historique et à L’Armanac niçart (L’Almanach niçois) fondé par Jules Eynaudi. Jouan Nicola a reçu le titre de « mestre en Gai Sabé » (maître en gai-savoir), lui permettant de porter, comme Louis Genari, la cigale d’argent du Felibrige. Jouan Nicola a retrouvé des airs oubliés (Lou Tint dòu Moulin...) et rassemblé ses chansons dans deux recueils : Li Cansoun dòu cabanoun (Les Chansons du cabanon), 1927, et La Muse niçoise, 1946, qui comprennent également des textes sur les traditions, les joies et les peines de la vie. Les vingt-cinq pièces de théâtre qu’il a écrites (L’Oncle Tacadoli, Lou Tulipan, Lou Parasole, Campagnolo...) ont toutes été interprétées par La Ciamada nissarda.
(5) Chamada : « aubade, petit concert donné sous les fenêtres ou à la porte de quelqu’un avant de lui présenter la cocarde et recueillir son offrande », Georges Castellana, Dictionnaire niçois-français.
| | A Cimiès, damoun (À Cimiez, là-haut). |
| | Ai la ligna (J’ai la ligne). Sur l’air Caroline. |
| | À tu ! À iéu ! (À toi ! À moi !) chanson officielle des carnavaliers niçois 1947. |
| | La Cansoun dai babarota (La Chanson des cafards). |
| | La Cansoun de Nissa (La Chanson de Nice), 1935. |
| | Lu Cougourdoun (Les Cougourdons). |
| | En calan de Cimiès (En descendant de Cimiez). |
| | Fen la couha (Nous faisons la queue). Sur l’air Viens, poupoule. |
| | Farandola de printèms (Farandole de printemps). |
| | Flon flon, chanson officielle du carnaval de Nice 1952. |
| | Fraire Janvié (Frère Janvier). |
| | Lou Miéu Ae (Mon âne). |
| | Lu Milioun de Carneval (Les Millions de Carnaval), chanson officielle du carnaval de Nice 1937. |
| | Lou Peoui cinemà (Le Pou cinéma), cansoun bruta. |
| | Lou Rossignòu (Le Rossignol). |
| | Lou Roumaniéu (Le Romarin). |
| | Lou Tavan merdassié, cansoun bruta. |
| | Tenda, la Briga à la Fransa (Tende, la Brigue à la France). |
| | Toui ai novi (Tous aux « nouvelles prisons »). |
| | Viva Cimiès ! (Vive Cimiez !) |
Louis Nicola. Cousin de Jouan Nicola, il a mis en musique plusieurs de ses textes.
| | Oustia santa (Hostie sainte). |
| | Santa Maria (Sainte Marie). |
Claude Noël.
Robert Paolini-Grinda, dit Roubert Paolini Grinda (? - 2010). Auteur, chanteur, compositeur, collaborateur à la revue Lou Sourgentin.
| | Balada dau paure Jan (Ballade du pauvre Jean). |
| | Lou Menfoustista (Le Je-m’en-foutiste). |
Joseph Passeron.
Louis Pastorelli, dit Gigi de Nissa. Artiste peintre, parolier, musicien et chanteur, carnavalier. Fondateur de l’ancien collectif Hangar Saint-Roch, créateur en 1994 et membre du groupe Nux vomica, organisateur dès 1990 du carnaval indépendant au quartier Saint-Roch à Nice.
| | A camin de la laua (Sur le chemin de l’ardoise). |
| | Barbet pantai (Barbet pantaï). |
| | Lo Rìtomo (Le Rythme). |
| | Viva lo gobi ! (Vive le gobi !) chanson de carnaval. |
Alain Peglion, dit Alan Pelhon (Nice, 13 mai 1946 - 1994). Né à Nice, Alan Pelhon fréquente l’école primaire de Coaraze jusqu’en 1955. Il y apprend le nissart (ou plus précisément le gavot de Coaraze, c’est-à-dire le nissart parlé dans le moyen et haut pays niçois) auprès de sa grand-mère Sandrine. Il redescend à Nice pour suivre des études au collège Risso, puis à l’école normale. Instituteur spécialisé dans l’enfance inadaptée à l’école Rosalinde-Rancher de 1970 à 1986, directeur de l’école de Gairaut en 1987, Alan Pelhon crée en 1971 le Centre culturel occitan et en 1972 le Centre niçois d’études occitanes. Parallèlement, il suit des études en faculté où il obtient le diplôme de mestre sobran de lengo d’Oc en 1986 et un titre de conseiller pédagogique. Auteur et interprète en nissart et plus encore en occitan. Parmi ses recueils publiés (Canti per tu, 1973, Jorns sensa testa, 1976, Coma una mùsica, 1989), plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique par son ami Mauris Sgaravizzi, dont il fait la connaissance au printemps 1970. Alan Pelhon tient la « Chronique du ficanas » sur les ondes de Radio Côte d’Azur de 1981 à 1983. Il prête son concours à Jean-Claude Bussi et son théâtre, à Serge Dotti pour des spectacles de marionnettes, à Raoul Nathiez et son Ròdou nissart qui adapte à la scène plusieurs de ses poèmes.
| | Aquel cant (Ce chant). |
| | Lu Lops (Les Loups). |
| | Siau aquì (Je suis ici). |
Marcel Pérona.
| | Chamada (Aubade). |
| | La Doumaisela dóu tems passat (La Demoiselle du temps passé). |
| | Enfant de la mountagna (Enfant de la montagne). |
| | Lou Mesclun (Le Mélange). |
Serge Pesce. Musicien guitariste. Membre du projet « Chantier Riviera » qui réunit, autour de la guitare de Serge Pesce : Bernard Santacruz (contrebasse), Miqueu Montanaro (flûtes, galoubets).
| | Lo Festin dei cogordons (Le Festin des cougourdons). |
| | La Regina dau mai (La Reine du mai). |
| | La Samba dau pilo (La Samba du pilou). |
| | Yes Bomb’Ai (Yes boumb’aïe), chanson de carnaval. |
Alberto de Pierlas (Parme - Nice, 1973).
| | La Cansoun de Nissa (La Chanson de Nice), 1935. |
| | Vaga d’aquì ! Vaga d’aïa ! chanson officielle du carnaval de Nice 1935. |
Franck Pilatte, dit Nouncle Gibas (Nice, 1855 - Saint-Jean-Cap-Ferrat, 1917). Après des études au lycée Masséna puis à la faculté de droit de Paris, Franck Pilatte s’installe à Nice comme avocat, puis devient bâtonnier au barreau de Nice. Fondateur et animateur du Club nautique de Nice, président de la section niçoise de la Ligue des patriotes, fondée en 1882 par son ami Paul Déroulède. Dans ses chroniques et ses poèmes, Franck Pilatte déplore la décadence des mœurs à Nice.
| | La Calignèra (La Petite Amie). |
Léon Pivet. Musicien et compositeur. Chef de musique à l’harmonie municipale de Nice.
| | Nissa Carneval (Nice Carnaval), 1889. |
Charles Pons (Nice, 7 décembre 1870 - Paris, 16 mars 1957). Musicien et compositeur d’œuvres lyriques, il a harmonisé le recueil Chansons niçoises.
Bertran del Pojet (seigneurie de Puget-Théniers, XIIIe siècle). Troubadour célèbre, châtelain et chevalier. La première trace de Bertran del Pojet apparaît dans un document de septembre 1222. Il fut un chevalier valeureux et généreux, et un soldat habile. Ses cansos et sirventes étaient très appréciés. Seulement deux des œuvres de Bertran del Pojet sont parvenues jusqu’à nous : un sirventes et un tenso, éditées et publiées pour la première fois en italien par C. de Lollis sous le titre « Bertran del Pojet, trovatore dell’ età angioina », dans Miscellanea in onore di Arturo Graf (Bergamo, 1903).
Pierre Porte.
Gaël Princivalle. Chanteur et compositeur, membre ou ancien membre de plusieurs ensembles vocaux : Aquel cant, Corou de Berra, Païoun canta, trio Paroplapi, animateur d’associations (Alp’harmonia), de stages et ateliers vocaux ou de concerts de chant traditionnel (Festi’cant), coauteur de l’Anthologie de la chanson du comté de Nice.
| | A camin de la laua (Sur le chemin de l’ardoise). |
| | Palhon canta (Paillon chante). |
A. Pyns.
Antoine, dit Tony Rainaud (Nice, 1916 - Nice, 2000). Né dans le quartier du port à Nice, Tony Rainaud étudie la musique au conservatoire de la villa Thiole, où il apprend le violon, la clarinette et le saxophone. Avant la seconde guerre mondiale, Tony Rainaud sera engagé en tant que saxophoniste au casino de la Jetée-Promenade et à l’hôtel Négresco. Après la Libération, il créera son propre orchestre et participera à l’animation des saisons touristiques sur la Côte d’Azur et à Évian.
Joseph Rosalinde Rancher (Nice, 20 juillet 1785 - Nice, 11 juillet 1843). D’origine provençale par son père et niçoise par sa mère, il fit ses études au lycée de Marseille. Il a été le premier à donner un magnifique essort à la poésie niçoise et à se poser, dès 1823, dans La Nemaïada, o sia lou triounf dei sacrestan , la question de la graphie du nissart, bien avant Frédéric Mistral. Après avoir été, sous le Consulat et l’Empire, fonctionnaire français des contributions directes à Arezzo, puis à Florence et à Alazzio, le traité de 1814 le laissa sans emploi. Il revint alors dans sa ville natale où il assuma les charges de secrétaire particulier du comte de Saluces, gouverneur de Nice, et celles de sous-secrétaire au tribunal de commerce. Il fit à ce moment ses premiers essais littéraires en nissart. Par la suite, il écrivit environ quatre-vingt fables et un grand nombre de poésies légères, dont quelques-unes seulement furent publiés de son vivant, puis plus tard dans les journaux locaux Lou Ficanas (Le Fouineur), Il pensiero di Nizza (Le Penseur de Nice), ainsi que dans Nice historique et L’Armanac niçart (L’Almanach niçois) fondé par Jules Eynaudi. Parmi ses œuvres aujourd’hui considérées comme capitales, on trouve La Nemaïda (6) et La Mouòstra raubada (1830, publié en 1954). Poète remarquable, membre de plusieurs sociétés savantes, Rancher était aussi excellent musicien (7) et grammairien – sa notice sur la grammaire et l’orthographe de la langue niçoise en témoigne.
(6) Poème burlesque publié à Nice à la fin de l’année 1823, dans lequel Rancher décrit de façon colorée la campagne niçoise, ses fêtes populaires et dépeint d’une façon truculente le caractère des Nissarts, qui lui valut de nombreux ennuis, en particulier de la part des chanoines de la cathédrale qui se savaient représentés sous des traits peu flatteurs. (7) Violoniste, il était lié d’amitié avec Paganini. En 1826, le Premier consul de Nice lui avait officiellement demandé de prendre en charge l’orchestre du théâtre royal.
Fred Raoux. Musicien de jazz et chef d’orchestre.
Louis Raspini.
Jean Régis.
C. de Richter.
Jean Riosecco. Parolier.
François-Dominique Rondelly, dit Menica Rondelly (Nice, 6 janvier 1854 - Nice, 27 juin 1935). À 16 ans, il s’engage dans la Légion garibaldienne ; il prend part, du 6 au 23 janvier 1871, à la bataille de Dijon contre les Prussiens, aux côtés de Giuseppe Garibaldi, dit Pepin, et créera l’Union garibaldienne en 1887. Revenu à Nice en 1877 après son service militaire, il est employé à la bibliothèque municipale, puis terminera sa carrière professionnelle au poste de conservateur-adjoint du musée d’Histoire naturelle de Nice. D’abord rédacteur à La Ramassa (Le Balai), Menica Rondelly fondera en 1900 le journal satirique à la critique acerbe La Ratapignata (La Chauve-souris, en dérision de l’aigle figurant sur les armes de Nice). Il a aussi été le créateur avec Jules Eynaudi de l’académie Lu Amic de Rancher (Les Amis de Rancher, 1903), le rénovateur du festin des Cougourdons et de la fête des Mais, le secrétaire général du Comité des traditions niçoises (1921). Christine Bovari lui attribue également la publication du recueil Li Cansoun de tanta Giana (Les Chansons de tante Jeanne).
Émile Rostan. Huissier, peintre et musicien. Ami et voisin de Louis Genari (les deux Niçois habitaient le même immeuble), Émile Rostan en a noté et harmonisé les textes de ses chansons.
Georges Roux.
| | A Cimiès, damoun (À Cimiez, là-haut). |
| | La Fiha dòu chapacan (La Fille de l’attrapeur de chiens). |
A. Sanderson.
Agathe Sophie Sassernò (Nice, 1810 - Nice, 6 juin 1860). Née dans une famille aisée, Agathe Sophie Sassernò est entourée de plusieurs frères et sœurs, dont Édouard – architecte – et Alfred – musicien. Âme sensible, pure et passionée, mais tristement mélancolique, elle assimile habilement le style de son modèle Lamartine, avec lequel elle a été en correspondance, ainsi que Chateaubriand, Alexandre Dumas père, Victor Hugo, Eugène Sue... sans toutefois pouvoir entrer dans le cercle littéraire français. À 24 ans, Agathe Sophie Sassernò est introduite à la cour des rois de Sardaigne, fréquente les salons littéraires turinois et le monde politique, et donne des leçons de français à l’Institut féminin français. Membre de plusieurs académies, Agathe Sophie Sassernò laisse à la postérité de nombreuses pièces en vers : essais, poèmes lyriques, poésies intimes, religieuses, fables, chansons...
| | Nizza (Nice). |
| | Les Noces du papillon, chant pour le peuple niçois, d’après Parpaioun, maride-ti ! (Papillon, marie-toi !) |
Camille Sauvage (14 avril 1910 - 30 octobre 1981). Compositeur et acteur. Camille Sauvage a signé la musique d’une trentaine de films (de 1946 à 1976), et a fait une apparition dans deux films (Adieu Paris de Claude Heymann, 1952 ; Les Nuits de Montmartre de Pierre Franchi, 1955). Il a également composé des musiques de variétés.
Jànluc Sauvaigo (Nice, 1950). Tout à la fois chanteur compositeur, écrivain et poète, dessinateur et aquarelliste, recréateur de la revue La Ratapinhata, co-organisateur du championnat du monde de Pìlou organisé à Nice le 14 juillet 1987... Parmi ses œuvres, des livres (Seba ! 1972 ; Quieta còla & Cie, 1974 ; Sus la brua « À la limite », 1984 ; D’una làupia « D’une treille », 1984 ; Lo Cat, lu Piratas et lo Mago « Le Chat, les Pirates et le Magicien », 1989 ; Un ser fodrat de verd’ espera « Un soir doublé de faux espoir », 1993 ; Faulas de Nissa « Fables de Nice », 1995), un film (Going back... to Nissa la Bèla), du théâtre (L’Or d’en Mascouinat, une comédie pour le théâtre Niçois créée en 1999) et des chansons engagées, souvent en collaboration avec les musiciens Bernard « Tuck » Certano et Patrick Vaillant :
| | La Balada de Felís Galean e Noré Ciais (La Ballade de Félix Galéan et Honoré Ciais), extrait du projet Anita, Anita. |
| | La Cançon de Gigi (La Chanson de Gigi), extrait du conte Gigi Pantai. |
| | Lu ferolhs son fachs per sautar (Les verrous sont faits pour sauter). |
| | La Nissa-Coni (La Nice-Cuneo). |
| | Lo Passeron blu (Le Passereau bleu). |
| | Lo Pastre Joan Pepin (Le Berger Jean Joseph). |
| | Proscrich (Proscrit). |
| | La Ratapinhata (La Chauve-souris). |
| | Seguran (Séguran). |
| | Sirventès de Pepin de Nissa (Sirventès de Joseph « Pépin » de Nice), extrait du projet Anita, Anita. |
| | La Solòrma (La Complainte du montagnard). |
| | Lo Tren dei pinhas (Le Train des pignes). |
Françoise Sgaravizzi.
| | Camin de lutz (Chemin de lumière). |
| | Caminerai (Je cheminerai). |
| | Coma un esper que ven (Comme un espoir qui vient). |
| | Mùsica (Musique). |
| | Roca tant bela (Roche si belle). |
Mauris Sgaravizzi.
| | Aquel cant (Ce chant). |
| | Camin de lutz (Chemin de lumière). |
| | Lu Lops (Les Loups). |
| | Mùsica (Musique). |
| | Lo Pastre Joan Pepin (Le Berger Jean Joseph). |
| | Proscrich (Proscrit). |
| | Roca tant bela (Roche si belle). |
| | Siau aquì (Je suis ici). |
| | La Solòrma (La Complainte du montagnard). |
Antonin Steve, dit Toni Baloni. Né à Pélasque, Antonin Steve fréquente l’école normale de Nice puis entre dans l’enseignement en étant instituteur. Auteur et poète, collaborateur de la revue Lou Sourgentin, il écrit dans sa langue maternelle de la haute vallée de la Vésubie sous le pseudonyme de Toni Baloni. Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique et interprétés par La Belugada. Antonin Steve est également chargé de conservation au musée des Traditions vésubiennes.
Hyacinthe Tarelli, dit Cinto Tarelli (Nice, 7 juin 1873 - Cagnes-sur-Mer, 28 octobre 1941). Violoniste, pianiste et compositeur, Cinto Tarelli met en musique les textes des chansons de carnaval de son ami Menica Rondelly. Cette collaboration leur permet de remporter les quatorze premières éditions du concours des chansons officielles du carnaval de Nice. Il écrit également de la musique de ballets (Vertumne, 1897, Néréïde, 1897, Infidèle, 1900, Sybille, 1900), ainsi que la partition du Retour de Pierrot, de Jules Eynaudi.
Georges Tasso, dit Jòrgi Tasso (Nice, 15 mars 1925 - Nice, 19 novembre 1997). Poète d’expression nissarde, Jòrgi Tasso laisse une œuvre composée d’une centaine de poèmes, drôles ou émouvants, dont une grande partie a été publiée dans des revues régionales. Sa participation aux Jeux floraux d’Hyères en 1985 lui a valu la récompense de Primadello d’or. Membre de nombreuses associations régionalistes (Acadèmia nissarda, Comité des traditions niçoises, Escola de Bellanda, Remembrança nissarda), il se consacre activement à la défense du patrimoine culturel de l’ancien comté de Nice, tout particulièrement de sa langue. Il a assuré pendant plusieurs années l’enseignement du nissart dans plusieurs écoles primaires de Nice, en qualité d’intervenant extérieur.
| | Cantan, balan pèr tu, Nissa (Chantons, dansons pour toi, Nice). |
| | Lou Festin dei cougourdoun (Le Festin des cougourdons). |
| | Lu Mai d’en carriera (Les Mais de la rue). |
H. Tellam.
Henri Tornier. Peintre en bâtiment et tapissier de métier, il a collaboré au journal satirique La Ratapignata, où il avait reçu le titre de proufessour d’estoria bestia de la faculta de Venansoun (« professeur d’histoires stupides de la faculté de Venanson »).
Albert Tosan. Ancien élève du conservatoire de Nice et de l’école normale. Instituteur, conseiller pédagogique en musique, enseignant de musique au collège Lympia ; musicien (piano et guitare), auteur compositeur, directeur musical des Voix de Nice (ex-Chœur Lympia) et du Chœur de la Roche (Saint-André-de-la-Roche) ; coauteur de l’Anthologie de la chanson du comté de Nice.
| | Bouon natalici (Bon anniversaire). |
| | Carneval, Carneval (Carnaval, Carnaval), chanson de carnaval. |
| | L’Enfant doù païs (L’Enfant du pays). |
| | Estre Nissart (Être Niçois). |
| | La Lantosquoise. |
| | La Miéu Vesubia (Ma Vésubie). |
| | Sant-Andreènc toujou (Saint-Andréens toujours). |
Jo Trave.
Georges Truchi. Musicien et compositeur. Chef de musique à l’harmonie municipale de Nice.
André Truqui. Conseiller municipal délégué aux traditions niçoises.
| | Goùla, goùla, goùla (Gueule, gueule, gueule). |
| | Lu Nouòstre Pichin Vièi (Nos petits vieux). |
| | Sian de Nissa (Nous sommes de Nice). |
Louis Unia (Nice, 12 novembre 1908 - Golfe-Juan Vallauris, 17 octobre 1995). Auteur et compositeur, Louis Unia est fils d’horloger. Il apprend le piano au conservatoire de Nice et y termine ses études musicales avec un premier prix d’excellence obtenu à l’unanimité. Louis Unia crée en 1931, avec le chanteur Aimerand Tomas (Montaignac, Hérault, 13 novembre 1905 - Lyon, 9 avril 1974), l’orchestre de variétés « Tomas et ses Merry Boys », auquel il participe comme pianiste et arrangeur. Ce groupe, composé d’une dizaine de musiciens, s’est produit dans les salles de la région (casinos municipaux de Nice et de Juan-les-Pins, palais de la Méditerranée, Maxim’s de Juan-les-Pins) et au-delà (Megève). De nombreux chanteurs et chanteuses (Irène Christian, Fernand Constantin, Esmeralda, Teresa Lopez, Charles Trenet...) participeront aux succès de l’orchestre. Après la séparation du groupe dans les années 1960, Louis Unia et quelques musiciens de l’orchestre continuent leur carrière jusqu’en 1980 sur les paquebots transatlantiques Costa, dont l’Enrico C, au départ de Gênes. Si Louis Unia a peu contribué directement au patrimoine musical du comté de Nice (peut-être quelques airs de carnaval, mais sous pseudonyme), il laisse de nombreuses compositions dans la musique de variétés et de danse d’inspiration latino-américaine (rumbas, sambas, congas...). « Tomas et ses Merry Boys » et Louis Unia participent en 1952 à la comédie musicale Bouquet de joie, en compagnie de Charles Trenet.
Patrick Vaillant (La Ciotat). Musicien mandoliniste, compositeur, arrangeur, chanteur, membre des groupes ou anciens groupes Bachàs, Bachàs Mont-Jòia, trio Chin na na poun, trio de musique méditerranéenne Meltem, duo Tesi-Vaillant, fondateur du quatuor de mandolines Melonious quartet (premier quatuor français de mandoline moderne), directeur artistique de la compagnie Mandopolis.
| | La Balada de Felís Galean e Noré Ciais (La Ballade de Félix Galéan et Honoré Ciais), extrait du projet Anita, Anita. |
| | La Cançon de Gigi (La Chanson de Gigi), extrait du conte Gigi Pantai. |
| | Lu ferolhs son fachs per sautar (Les verrous sont faits pour sauter). |
| | Jan de l’ours (Jean de l’ours), conte. |
| | Sirventès de Pepin de Nissa (Sirventès de Joseph « Pépin » de Nice), extrait du projet Anita, Anita. |
Les éléments biographiques sont extraits, pour partie, de : Jules Bessi, Biographie ancienne et moderne des poètes niçois ; Christine Bovari, Un périodique populaire en dialecte nissart : La Ratapignata ; André Compan, Anthologie de la littérature niçoise ; Marguerite et Roger Isnard, Nouvel Almanach du comté de Nice : memoria e tradicioun. Merci aux ayants droit qui ont vérifié et complété quelques-unes de ces notices.
Quelques liens...
Biographie et œuvres de Menica Rondelly sur le site d’Evelyne Castelli.
© 2001-2013 Jean-Gabriel Maurandi
Page créée le 27 juin 2005. Mise à jour le 17 septembre 2012.

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