D'argent à une aigle de gueules, au vol abaissé, membrée, becquée et couronnée d'or, empiétant une montagne de trois coupeaux de sable issant d'une mer d'azur mouvant de la pointe et ondée d'argent.

Avertissement
Plan du site

Prélude
Les circonstances
Les danses
Les instruments
fichier Midi de cet air de musique traditionnelle partition de l'air traditionnel
Musique du MIDI !
Les auteurs
Le cinéma
Bibliographie
Discographie

Revue de presse
Téléchargement

Liens
Sites amis
Partenaires
Remerciements

mail to Contact
Au fifre niçois - Les traditions musicales du comté de Nice (MTCN)Musique traditionnelle du comté de Nice
Nautre sian d’enfant de cor dins A lou fifre nissart - Li tradicioun musicali de la countéa de Nissa (MTCN)   Nautre sian d’enfant de cor in About fife from Nice - The musical traditions from County of Nice (MTCN)  
Imprimer Nautre sian d’enfant de cor Imprimer cette page
Envoyer Nautre sian d’enfant de cor Envoyer cette page à un ami
Générer PDF Nautre sian d’enfant de cor Générer un fichier PDF
Suivez Nautre sian d’enfant de cor sur Facebook  Suivez Nautre sian d’enfant de cor sur Plus 1  Suivez Nautre sian d’enfant de cor sur Twitter
Rechercher    dans le site « MTCN »  
 Vous êtes ici : Accueil > Musique du MIDI ! > Noëls de Provence > paroles Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur). Samedi 15 décembre 2018, sainte Ninon de Géorgie. 
Tonnerre en décembre annonce pour l’an qui vient abondance de biens. 
 

Nautre sian d’enfant de cor fichier Midi de cet air de musique traditionnelle partition de l'air traditionnel
(Nous, nous sommes des enfants de chœur)
Paroles Nicolas Saboly, dit Micoulau Sabòli. Traditionnel Provence.
Sur l’air du traquenard.

Ce noël a été publié en 1669 dans le 3e cahier, sous le numéro 21.

Le dernier vers du dernier couplet, Que clerc sian e clerc saren (« Quels clercs nous sommes et clercs nous serons »), pourrait faire allusion aux nombreuses déceptions que Nicolas Saboly éprouva dans son ambition. On a révoqué en doute l’outrage goguenard qu’il infligea aux chanoines de Saint-Pierre d’Avignon, qui lui avaient individuellement promis leurs suffrages mais ne l’avaient jamais élu au canonicat. Si le fait peut être apocryphe, il est certain que le chapitre pourvoyait par l’élection aux vacances qui avaient lieu dans ses rangs ; et Nicolas Saboly pouvait bien, sans pour cela faire preuve d’une ambition blâmable, aspirer à un canonicat, juste récompense de ses services comme deuxième bénéficier. Voici l’anecdote attribuée à Nicolas Saboly par les Avignonais ; l’authenticité en est contestable et l’on peut à bon droit la considérer comme une fiction. On en trouve le récit dans une notice adressée par Castil-Blaze à M. Requien :
« Les chanoines de l’église de Saint-Pierre se plaisaient beaucoup à avoir Saboly dans leur société : l’humeur enjouée du musicien bénéficier leur faisait passer des heures fort agréables. Des dîners où chacun apportait son plat réunissaient parfois les membres du chapitre. Nicolas Saboly sollicitait depuis longtemps un canonicat : il avait reçu la promesse du premier qui viendrait à vaquer. L’occasion favorable s’était plusieurs fois présentée, mais les offres de service des chanoines électeurs restaient sans effet. Le bénéficier, tant de fois désappointé, renonçant à poursuivre un avancement que l’on s’obstinait à lui refuser, médite une vengeance fort innocente et l’exécute au premier repas où il devait à son tour mettre le couvert. Le potage lui mérita d’abord les applaudissements de la docte assistance. Un bassin de grande capacité succède à la soupière : on le découvre, et les chanoines voient avec dépit que leurs ragoûts, pâtisseries, pièces de rôt, entremets chauds et froids, crèmes, confitures solides et liquides, ont été précipités malicieusement dans cet abîme ! Ils ne forment plus qu’un horrible mélange. Nicolas Saboly ne fait pas attendre la moralité, l’affabulation de sa plaisanterie, que tous avaient déjà trouvée de fort mauvais goût : “Comme les mets que vous avez fournis, leur dit-il, vous êtes bons, chacun séparément ; mais vous ne valez pas le diable du moment où vous vous assemblez et vous mêlez pour élire un chanoine.” »

1er couplet
Nautre sian d’enfant de cor
Que sian demoura d’acord
De s’ana
Permena
En Judèio,
Galilèio ;
De s’ana
Permena
Au païs que Diéu es na.
 Nous, nous sommes des enfants de chœur
Qui sommes demeurés d’accord
Pour aller
Promener
En Judée,
Galilée ;
Pour aller
Promener
Au pays où Dieu est né.

2e couplet
Lou bèu jour deis Innoucènt,
Partiren toutes ensèn.
La favour,
Aquéu jour,
Nous fai èstre
Toutei mèstre ;
La favour,
Aquéu jour,
Nous dono tous leis ounour.
 Le beau jour des Innocents (1),
Nous partirons tous ensemble.
La faveur,
Ce jour,
Nous fait être
Tous maîtres ;
La faveur,
Ce jour,
Nous donne tous les honneurs.

3e couplet
Jaques, à l’aubo dòu jour,
Fau que bate dòu tambour
Ei cantoun
D’Avignoun,
Ei carriero
Coustumiero,
Ei cantoun
D’Avignoun,
Pèr souna sei coumpagnoun.
 Jacques, à l’aube du jour,
Il faut qu’il batte du tambour
Dans les coins
D’Avignon,
Dans les rues
Coutumières (2),
À la cantonade
En Avignon,
Pour appeler ses compagnons.

4e couplet
Pièisque lou pichot Louï
Dis que se fau rejouï,
Cantaren,
Dansaren,
Faren chiero
Tout entiero ;
Cantaren,
Dansaren,
Au defrùtu que faren.
 Puisque le petit Louis
Dit qu’il faut se réjouir,
Nous chanterons,
Nous danserons,
Nous ferons [bonne] chère
Toute entière ;
Nous chanterons,
Nous danserons,
À la ripaille (3) que nous ferons.

5e couplet
Francés dira de nouvè
Sus lou cant dei menuet,
E Bernard,
Sus lou tar,
Pèr aubado,
Regalado,
E Bernard,
Sus lou tar,
Cantara lou traquenard.
 Francis dira des noëls
Sur l’air des menuets,
Et Bernard,
Sur le tard,
Pour aubade,
En cadeau,
Et Bernard,
Sur le tard,
Chanteras le traquenard (4).

6e couplet
Jan-Batisto emé Pierrot
Faran peta lei garrot
A l’ounour
Dòu Segnour,
De soun Paire,
De sa Maire ;
A l’ounour
Dòu Segnour
Qu’es vengu li a quàuquei jour.
 Jean-Baptiste avec Pierrot
Ferons péter les pétards
En l’honneur
Du Seigneur,
De son Père,
De sa Mère ;
En l’honneur
Du Seigneur
Qui est venu il y a quelques jours.

7e couplet
Proufiten d’aquéu bèu jour,
Ai pòu que sara trop court !
Troubaren
E veiren
Qu’après fèsto
Lou fòu rèsto ;
Troubaren
E veiren
Que clerc sian e clerc saren.
 Profitons de ce beau jour,
J’ai peur qu’il soit trop court !
Nous trouverons
Et verrons
Qu’après fête
Le fou reste (5) ;
Nous trouverons
Et verrons
Quels clercs nous sommes et [quels] clercs nous serons

1. Lou jour deis Innoucènt, le jour des (saints) Innocents : actuellement fêté le 28 décembre, en mémoire du massacre des Innocents. Les « abbés de la basoche », de la jeunesse ou de l’« abbaye mal gouvernée » étaient élus pendant les fêtes de Noël, le jour des Innocents, celui de la Circoncision ou enfin le jour des Rois (Épiphanie). On célébrait en ces jours la fête des fous (ou celle des ânes) : les enfants de choeur avaient, dans les églises qu’ils desservaient, droit d’insolence et d’espièglerie. En 1671, les enfants de choeur de la Sainte-Chapelle à Paris prétendaient encore commander le jour des Saints Innocents : ils occupaient les premières stalles, avec la chape et le bâton cantoral. À Bayeux, le jour des Innocents, les enfants de choeur, ayant à leur tête un évêque enfant qui officiait, occupaient les stalles hautes, et les chanoines, les basses. Voir également Bon Diéu ! la grand clarta !

2. Les places et les carrefours de la ville où devaient avoir lieu les publications n’étaient point laissés à l’arbitraire du crieur public : ils se trouvent soigneusement désignés, au nombre de 28, dans l’article V de la 14e rubrique des statuts d’Avignon.

3. Defrutu, et mieux desfrùti : au propre, destruction d’une grande quantité de fruits. Ici, ripaille, terme très justement appliqué à un festin d’enfants de chœur.

4. Traquenard : sorte de danse gaie.

5. Après fèsto, lou fòu rèsto : après la fête, on se retrouve fou comme avant. Jean de La Fontaine a écrit : « Gros Jean comme devant ».

Bibliographie
     • Saboly (Nicolas), Recueil des noëls composés en langue provençale, 1668-1674, rééd. Fr. Seguin, imprimeur-libraire, Avignon, 1856, p. 26-27.

 

Retour page musique - Haut

© 2001-2018 Jean-Gabriel Maurandi.


musiques traditionnelles du comté de Nice pour fifre et farandole

Suivez « MTCN » Suivez Nautre sian d’enfant de cor sur Facebook Suivez Nautre sian d’enfant de cor sur Twitter Partagez « MTCN »
      Partage de signets  : Nautre sian d’enfant de cor
 Pour accéder directement au site « MTCN » :  - ajouter le bouton Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur) à la barre d’outils Google
 - ajouter aux favoris


Si vous trouvez cette page intéressante, vous pouvez poser un lien vers elle. Simplement copier-coller le code ci-dessous dans votre site (Ctrl+C pour copier), ce qui donnera ceci :
Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur)

3 visiteurs

 Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur), avec PHP  Valid HTML 4.01 for Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur) !  Valid CSS for Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur) !  Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur), avec Firefox   Conception site jean gabriel maurandi, creation sites internet de musique  
 Nautre sian d’enfant de cor (Nous, nous sommes des enfants de chœur)  Ce site respecte le droit d’auteur. Les titres proposés sont dans le domaine public. Leur réalisation est sous forme de séquencements dans des fichiers Midi et non sous forme de musiques originales ; ils ne sont ni interprétés ni produits par les artistes. Les droits des auteurs des œuvres encore protégées, reproduites sur ce site avec leur autorisation, sont réservés. Sauf autorisation, toute utilisation de la totalité du matériel multimédia mis à disposition sur le site « MTCN » autre que la reproduction et la consultation individuelles et privées est interdite.
Aucun animal n’a été maltraité pendant la conception de ce site internet. Cependant, j’ai mangé plusieurs fois de la viande.